Du flirt à l'épanouissement sexuel.

SExologue à Paris

Le flirt participe à la construction de l'identité de l'individu mais il est également participatif dans la découverte de l'épanouissement sexuel.

 
Longtemps rattaché au mot français "fleureter" qui signifie "voler de fleur en fleur", le verbe "FLIRTER" va prendre sa signification contemporaine :"Avoir des relations amoureuses plus ou moins chastes" ou encore "Essai de rapprochement entre deux entités" au 19 ème siècle.
 
Cette façon de faire est généralement associée à la période de l'adolescence. En effet cet agir va permettre au jeune de découvrir les émois de son corps au delà de sensations déjà éprouvées par des actes auto-érotiques.

C'est au cours de cette période que le jeune va s'approprier son identité au travers de toutes les influences auxquelles il est soumis que cela soit son milieu familial, scolaire, relationnel, culturel... Il se construit en individu avec des valeurs qu'il s'approprie, une façon personnelle de penser, une façon d'apprécier les choses et les évènements..., une manière d'agir ou à l'inverse de ne pas réagir dans la vie...Cette identité naissante ne pourra s'établir que si celle-ci lui est reconnue par son entourage.
 
C'est dans cette mouvance que l'adolescent va s'aventurer sur le chemin des émois: Emois de son corps, émois de ses sentiments.

Dans la pratique du flirt, il y a tout d'abord une approche tentée vers l'autre ; le toucher, se laisser toucher, se laisser envahir par des sensations nouvelles qui sont jusque là souvent non encore éprouvées. Une dimension nouvelle va se vivre qui est celle de se laisser entrainer par et dans ces sensations ressenties.
 
Dans la pratique du flirt, le jeune va être également confronté à demander à l'autre cette autorisation à pouvoir établir un contact plus intime et d'en attendre la réponse.  Il va se confronter aux limites imposées (ou non) par le/la partenaire, se confronter à ses propres limites et autorisations. A devoir dompter ses désirs et envies, à prendre en considération les attentes de l'autre,  son humeur, à éprouver parfois de la frustration...
Il va dans ces mouvements d'essais-erreurs et essais-succès s'approprier ses pulsions mais également son corps ; l'apprivoiser, le reconnaître, le découvrir comme étant sien.
 
Le flirt n'engage pas forcement à la relation sexuelle même si souvent il l'inaugurera. Mais gardons à l'esprit que ce sont deux actes séparés bien que souvent complémentaires.
 
Dans la construction d'un être sexué, cet agir que représente le flirt à toute son importance.
Lorsque celui-ci pour des raisons qui peuvent être diverses, par exemples : raisons philosophiques, morales, peurs d'aller vers un touché avec connotation sexuée, peur de son corps, dégout ou rejet de celui-ci...ce flirt ne peut être vécu. On rencontrera parfois une combinaison où l'acte sexuel est souhaité voire envisagé mais avec la présence d'une difficulté voire parfois une impossibilité à aborder l'autre ou à  se laisser aborder.
 
Le flirt de l'adolescent lui a permis de s'approprier des sensations, le tout dans un contexte d'agitation des sens et des émotions. Il lui a également souvent permis d'en apprécier leurs présences. Et ce faisant à amener progressivement l'individu vers un contact plus intime mais aussi à "dompter" ses sensations, à s'en laisser envahir, à s'y perdre en sachant en revenir...
 
Lorsque ce flirt n'a pu être goûté.

L'individu une fois l'âge adulte atteint constatera que tout ce qui à trait à la sexualité est resté dans le domaine de l'imaginaire et ce avec une "non" appropriation des ses propres émois corporels et souvent sentimentaux car non expérimentés.
Ce non vécu corporel entrainera l'individu vers une sensation de "décalage" lorsqu'il deviendra acteur d'une rencontre. Décalage entre celui ou celle qui a expérimenté ce flirt et dès lors ce vécu corporel des sensations et celui ou celle qui en sera profane. Souvent la patience permettra de rattraper ce contre temps, la condition étant de rester éveillé aux diverses sensations éprouvées par son propre corps.
Dans ce cas de figure un passage à l'acte sexuel trop rapide n'apportera souvent pas la plénitude imaginé, fantasmé et surtout escompté.
 
Ceci dit, rien n'est jamais du domaine du trop tard, ce qui se vit spontanément à l'adolescence demandera souvent à être plus intellectualisé à l'âge adulte pour oser être expérimenté. Mais le chemin de la découverte des sensations agréables que peut représenter un touché sensuel et tendre est à la portée de tout un chacun. Pour autant que celui ci se réalise à un rythme convenant aux différents protagonistes, dans une ambiance de respect et de confiance réciproque.

Invitation sexuelle : Entre joute et détente. Parole de Sexologue, Véronique LOVENS Sexologue Paris

invitation sexuelleL’entrée en sexualité peut se faire par la voie du bien-être et de la détente mais elle peut aussi se faire par un autre détour. En effet bon nombre d’amants  (= personnes ayant ensemble des relations sexuelles, que celles-ci soient légitimées ou non) peuvent également entrer dans l’acte sexuel comme on rentrerait dans un combat. Ce créneau est d’ailleurs bien souvent exploité dans les réalisations cinématographiques.
 
Le bien-être dans un vécu de détente permettra souvent l’accès de manière plus aisée au plaisir. Et en ce qui nous concerne le vécu d’un plaisir sexuel. Plaisir qui est généralement recherché par les amants lors d’une rencontre charnelle.

Entre les bras de son chéri ou inversement entre les bras de sa chérie dans une ambiance de confiance et de confort affectif, le tout permettra aux partenaires de se laisser entraîner vers le délassement.

Ce climat va habituellement dans un premier temps permettre un centrage sur soi aidé par les ressentis agréables perçus ainsi que par les sensations de détente corporelles saisies. La présence disponible de l’autre et son attention envers sa (son) partenaire va créer une « bulle » sécuritaire propice à l’échange émotionnel.

Dans ces moments de bien-être certains, certaines se laisseront glisser lentement vers l’endormissement. D’autres par contre profiteront de ce moment d’harmonisation et de détente corporelle pour entrer dans la recherche et le vécu d’un plaisir soutenu par la relation sexuelle.

D’autres encore n’arriveront qu’aux prémices du bien-être sans vraiment y entrer. Pour ceux-ci, souvent peu voire pas de plaisir ne sera éprouvé et cela même s’ils entrent dans une part plus sexuelle de la relation.
 
Et puis ceux et celles qui rentreront dans l’acte sexuel comme dans une joute. Joute où le combat n’est pas de brutaliser son partenaire mais de le mettre, tout avec soi, k-o. après un ébat sexuel qui lui se vivra souvent sous le mode pulsionnel.

Dans ce cas de figure, les ébats ne passent pas par la voie des câlins tendres mais par une explosion émotionnelle qui est projetée et accueillie par l’autre. Cette explosion a pour essence de n’être que semi-contrôlée.

Si observateur il devait y avoir, ce dernier décrirait probablement la scène perçue en y intégrant des paramètres de brutalités et de « violences » contenues mais présentes. Hors souvent si les deux amants sont partie prenante dans ce style de jeux sexuels, ces derniers évoqueront une intensité perçue de part et d’autre laissée à l’expression libre et qui est la plupart du temps bien vécue.
 
L’une et l’autre approche, celle de la détente et celle de la joute peuvent être vécues au sein d’un même couple en fonction de l’état émotionnel des partenaires, de leurs désirs, de leurs envies…. La variété est souvent ce qui est cherchée et recherchée dans un vécu sexuel, l’une et l’autre approche peuvent dès lors être explorées par le couple.



Véronique LOVENS Sexologue à Paris


Par Véronique LOVENS, Maître-assistant, Sexologue, Sexothérapeute à Paris et Liège
www.sexotherapeute-sexotherapie.com





Véronique Lovens Sexologue Paris Sexologue Clinicienne. Troubles de la sexualité

sexologueTitres et formations
 
Master en Sexologie à l’Université de Liège (Belgique)
 Titulaire d’une maitrise en  sexologie
 Formée aux tests de personnalité  par le Professeur C.MORMONT (Test de Rorschach système intégré selon EXNER et Test Aperception Thématique T.A.T selon Murray)
 Formée à la thérapie relationnelle
 
Autres
 
Maître de conférence au 3ème colloque du centre interdisciplinaire de recherche sur les familles et les sexualités de l'UCL
  Nombreuses publications dans des revues scientifiques
  Obtention du prix Edouard- Jean Leblanc en 2006
(Décerné par la Société des Sexologues Universitaires de Belgique)
  Participation à des débats radiophoniques
  Invitée en qualité d’expert à une émission télévisuelle sur France 2 « Toute une histoire »
Membre effectifs de la SSUB (Société des sexologues universitaires de Belgique)
Membre de l'ASCLIF (Association des sexologues cliniciens francophones)

Activités présentes

Sexologue exerçant en cabinet privé à Paris 4ème et à Liège (Belgique)
Maître-assistant à la Haute Ecole H.E.LMo Sainte-Julienne de Liège (Belgique)



Se laisser séduire, permettre de se laisser toucher.Parole de Sexologue, Véronique LOVENS Sexologue Paris

Se laisser séduire
Permettre de se laisser toucher.

 
Se laisser séduire ; permettre, se permettre de se laisser toucher. Touché par ce qu’il y a de touchant. Cela peut être : un morceau de musique, une peinture, une œuvre d’art, un paysage, un sourire, une personne…
Se laisser séduire, c’est laisser entrer un étranger que cela soit sous la forme d’une idée, d’une sensation, d’une impression, d’une personne… dans son espace à soi et aller à sa rencontre.
La séduction ; jeu qui peut se jouer à deux ou à plusieurs. Nous parlerons de cette approche à deux, nous allons tenter d’aborder la question.
 
 

Illustration : Any Kash
Terres et encre de Chine sur canevas, 2010

 
 
«La séduction ; illusion ou réalité ?»
 
Le séducteur/ la séductrice va laisser à montrer une part de ce qu’il est ou souhaiterait être. Une part de ce qu’il peut, de ce qu’il veut ou voudrait offrir à l’autre. Croire à ses avances à tort ou à raison, habituellement le temps et le vécu préciseront s’il s’agit d’une illusion ou d’une réalité.

Lorsque l’on parle de séduction la notion de jeu y est omni- prégnante. Ce jeu est non-imposé, il est proposé. Dans le cas contraire lorsqu’il est imposé on ne parlera plus de séduction.

Souvent l’acceptation de ce « jeu » des charmes se fera par divertissement, l’entrée en matière par le séducteur/ la séductrice se fera de façon légère ce qui généralement sera le premier élément qui entraînera l’adhésion du séduit à se laisser aller dans ce divertissement récréatif.

Se laisser séduire peut être dû au hasard, hasard de la rencontre avec le charmant, mais aussi suite à l’appât donné à voir par le séducteur ou la séductrice.
 

 
 

«Douce est la séduction ! Ces sensations et émotions vont ouvrir la voie de l’imaginaire»

Que se laisser séduire peut-être doux !

Que l’on soit homme ou femme il reste plaisant de se laisser « appâter », se sentir validé dans un statut d’importance, d’attirant, d’intérêt par celui ou celle qui séduit. Dans cet état le séducteur crée chez sa « victime » une illusion du « tout possible ». Il n’y a dans le début de cette rencontre que du potentiellement faisable, le séducteur/ la séductrice offrant toutes les promesses dans l’instant.

Ces sensations et émotions vont ouvrir la voie de l’imaginaire. Dans cette chimère le séducteur est en tous points à la merci du séduit, tout en étant entièrement orienté vers celui pour lequel il a démontré son intérêt et pour lequel il a manifesté attentions et actions. Le séducteur est idéalisé comme pouvant combler tous les manques, toutes les attentes de celui qui est séduit.

Le vide n’existe plus, il n’y en a plus. Une sensation de complétude est éveillée et rêvée, elle est ressentie dans cet espace crée ! La saveur est dans l’imaginaire mais cette saveur qui accompagne les pensées va conditionner l’envie d’y retourner.
 
 
«Où est ce jeu de séduction dans le quotidien du couple ?»
 
 
Et qu’en est-il de la place de ce jeu de séduction dans le quotidien du couple ?
Quelles sont les chances du « petit mari », de la « bonne épouse » en regard du séducteur/ la séductrice qui lui offre une histoire d’inédit en marge d’un quotidien connu et répété, une histoire sous la joute de l’interdit qui par là même va en pimenter le/les scénarios possible(s) et que l’on sait par essence passagère donc s’inscrivant dans une intensité du présent.
 
L’idée du jeu dont la définition nous précise ceci « Une action non imposée, à laquelle on s’adonne pour se divertir et en  tirer un plaisir » Petit Larousse, 2010 C’est probablement un concept à cultiver dans les couples aux fins de garder la séduction entre les partenaires.
 
 
«Les femmes désirent, les hommes revendiquent»
 
Les femmes réclameront souvent des maris qui les désirent et non un homme qui « réclame » un dû. Un mari qui les charme qui à l’instar du séducteur saurait les toucher là ou elle vibre, qui saurait leur rendre même pour un instant l’image qu’il n’attendait qu’elle et que seule elle, peut de cette manière ouvrir les portes de la volupté.

Pour les hommes, ils aborderaient bien des revendications où quantité et qualité dans la relation sexuelle sont recherchées. Qualité de la femme amante qui saura susciter le désir en exhibant avec finesse et légèreté son envie de plaisir charnel, qui saura le laisser arriver vers elle, qui lui donnera le pouvoir à cet homme de l’emmener vers et dans la luxure où elle s’adonnera et s’y abandonnera.
 
 
«Un homme qui prend une femme»
 
Et pour terminer une réflexion sur l’acte sexuel proposée par Jean Peyranne Médecin- Sexologue «  Faire l’amour (ou le sexe), c’est fort, c’est violent, c’est un homme qui prend une femme qui se livre, un homme qui désire une femme qui s’offre, un homme qui s’enfonce au creux de son ventre et se perd en elle, femme et fièvre faites femme, qui se fait et se défait et s’abandonne… » Revue Sexualités Humaines n°8 p 32



Véronique LOVENS Sexologue à Paris


Par Véronique LOVENS, Maître-assistant, Sexologue, Sexothérapeute à Paris et Liège
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Les jeunes et la prise de Viagra. Puissance et compétence sexuelle masculine. Sexualité aujourd'hui, par Veronique LOVENS Sexologue à Paris et à Liège

viagra«Assumer ce qui est communément appelé une relation sexuelle»
 
L’une, la compétence va souvent demander l’autre, la puissance sexuelle pour être réalisée.
Avoir une érection, pouvoir assurer une pénétration et vivre une éjaculation est ce qui est requis chez le garçon pour assumer ce qui est communément appelé une relation sexuelle. C’est ce que l’on nomme la puissance sexuelle masculine.
Dans la découverte de son organe sexuel le jeune garçon expérimente tout d’abord la présence de cette érection, puis la découverte de l’éjaculation, tout ceci se réalisant dans l’intimité de l’aventure de son corps sexué.
Lorsqu’il va être amené à une rencontre sexuelle, un élément va alors devoir être « assumé » qui est dans le chef de l’homme : la pénétration. Cette dimension requière la présence d’une érection suffisante pour assurer celle-ci.
Nous sommes devant une « expérience », expérience tant physique, que narcissique, qu’émotionnelle. Dès lors il n’est pas rare de voir poindre des craintes. Crainte de ne pas se voir à la hauteur de ce qui est attendu, crainte de sa propre image d’homme,…
 
 
« 1ères relations sexuelles, un rite de passage... »
 
 
Souvent chez les ados, le premier acte sexuel est vécu comme un « rite de passage ». Passage vers le monde des adultes. Cela aura donc des conséquences sur l’individu lorsque cette relation sexuelle ne sait pas se réaliser comme attendu.
Ce qui va amener certains à demander ou à rechercher à se procurer ces petites pilules bleues qui vont agir comme une « assurance » à cette performance.
 
Une fois les premiers ébats passés, la pression sur sa capacité à être puissant sexuellement est moins forte car expérimentée. Ce paramètre va donner plus d’espace à notre jeune premier pour trouver spontanément la confiance dans ses propres moyens. Cependant alors que la prescription de ce style de médicament peut parfois aider à dépasser l’angoisse de 1ère fois il ne faudrait pas que s’installe une dépendance par rapport à cette molécule. Dans ce scénario cela demandera alors à être accompagné.
 
 
«Une fois le stress des 1ères fois passé, la voie vers le développement des compétences sexuelles est ouverte»
 
 
Souvent passé le stress des 1 ères fois, si une relation émotionnelle et de tendresse s’est installée entre le jeune homme et sa ou son partenaire, la crainte par rapport aux performances diminue et ouvre la voie vers le développement de compétences sexuelles. Celles-ci sous entendent les qualités érotiques du jeune homme envers sa/son partenaire. Sa capacité à s’harmoniser avec l’autre, à aller à la découverte tant de ses propres sensations ressenties que données, de s’y laisser aller, de s’y abandonner. On retrouvera également cette capacité à donner sa confiance à l’autre qui permettra d’être mené, d’être emmené.
 
Nous passons d’un doute sur ses propres capacités physiques dans un premier temps à un doute de confiance. Confiance à se laisser aller, à lâcher prise, à suivre ses propres sensations, confiance encore accordée à l’autre. Dans ce cas-ci le viagra n’aura aucune action.
 
Le viagra aidera l’individu à obtenir une qualité érectile qui va le conforter dans la confiance de ses capacités physiques et par voie de conséquence dans son estime de soi. Ceci permettant à sa puissance masculine de s’exprimer et de se vivre. Ceci étant la voie de la compétence sexuelle est alors accessible à l’exploration.
A priori le recours à cette prescription ne doit pas être systématiquement refusée mais demande à être évaluée au cas par cas et peut aider certains jeunes à dédramatiser voire dépasser les pressions et ses conséquences néfastes sur les premières fois.
 
 
Véronique LOVENS, Maître-Assistant, Sexologue Clinicienne à Parisveronique lovens sexologue paris

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Comment devenir meilleur(e) amant(e) ? Veronique Lovens Sexologue Paris

Interaction dans le vécu d’une relation sexuelle.

Y-a-t-il une façon de faire, une procédure à suivre pour améliorer ses compétences d’amant / amante ?

L’amélioration dans ce domaine est comme pour beaucoup d’autres à la portée de celui, de celle qui en a le désir.
Cependant une ou des procédures sur un savoir faire, une façon  d’agir existent peu. Bien sûr en terme de mode d’emploi il existe des postures, des positions érotiques proposées mais à part donner des compétences parfois athlétiques aux amants en demande, force sera de constater que leur souhait pour acquérir d’autres compétences sexuelles ne sera que peu rencontré.
Quel en est souvent la raison et surtout pourquoi cette difficulté rencontrée et exprimée ?
 
Dans le vécu d’une relation sexuelle, l’expression des ressentis peut être parfois très différents chez les partenaires, bien que l’acte soit pour les deux le même et existant dans un temps identique.

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S’attacher à une personne ou attacher une personne à soi ? Parole de Sexologue, Véronique LOVENS Sexologue Paris

Un lien, c’est ce qui sert à attacher, à s’attacher.
S’attacher à une personne, lui devenir proche et réciproquement. Sentir que pour ce quelqu'un vous lui devenez intime.
Un lien affectif dans une relation libre entre deux individus, ce terme de « libre » à toute son importance.

 
Voici deux extraits entendus, que je vous relate :
 

Extrait 1 :
« Quand une personne m’est affectivement attachée, si même son désir est de s’éloigner, elle me revient toujours »
 
Dans cet extrait, on constate que le lien établi avec l’autre personne n’est pas de l’ordre de «  s’attacher à quelqu'un » mais bien de «  s’attacher quelqu'un ». Dans ce cas-ci le lien qui unit les deux protagonistes plonge le deuxième dans une relation qui ressemble à l’entrave du prisonnier.
Alors que l’on parle de s’attacher, peut-on ici exprimer s’apprécier ? Où se cache donc la valeur de celui que l’on s’est approprié ? Où se trouve l’estime donnée à l’autre ? Et peut-on seulement considéré qu’il y a de l’estime ?
La plus haute et la plus grande valeur est donnée à sa propre personne, et ce n’est qu’à ce titre que l’autre est vu, perçu et admis dans la relation.
De relation il n’y en a en réalité que peu, le point de départ étant toujours le sujet dominant. La réciprocité est difficile car cela mettrait le dominant dans une posture d’égalité et par là même il perdrait son statut de dominant.
 
 
Extrait 2 :
« S’attacher à une personne est une entrave inévitable à ma liberté. Et tôt ou tard mon épanouissement en sera embarrassé. Ce qui fait que je fuis sans cesse ce style de relation, j’évite de m’attacher »
 
On lit ici que « s’attacher à quelqu'un » peut engendrer et occasionner bien des frayeurs.
Dans son ouvrage «  Les fondements de la psychothérapie » François Duyckaerts nous livre ceci :
«  Dans la situation où on demande à quelqu'un un amour qu’il est en son pouvoir de vous donner ou de vous refuser, on ressent un trouble dans lequel le désir se trouve lié à un sentiment d’impuissance, ou sentiment que notre bonheur dépend tout entier de la réponse de l’autre ».  Cet autre a ce pouvoir de vous rendre heureux ou de vous laisser dans la souffrance en fonction de son désir à lui.
 
Il est à constater qu’effectivement, tout lien va unir de bien des façons les êtres en présence. Ce lien affectif est recherché et cherché et il y a bien des manières de le vivre. On constate toutefois que peu de personnes recherchent l’entrave du prisonnier dans une relation qu’il établit. Et si souffrance il y a, alors un travail aux fins de sortir de cette situation non épanouissante pourra être entrepris dans le but de rendre au sujet toute sa part de liberté en gardant son potentiel d’investissement relationnel.
 
Lorsqu’une relation affective s’installe les deux individus vont souvent par le jeu de la séduction s’approcher et si affinité s’apprivoiser. Petit à petit dans ce jeu d’approche le lien créé va apporter du bien-être, du plaisir d’être avec l’autre qui donne à chacun des partenaires cette sensation d’être reconnu par l’autre pour ce qu’il est, qui fera que cette femme est appréciée et recherchée pour ce qu’elle est elle, que cet homme est apprécié et recherché pour ce qu’il est lui. C’est à ce moment où souvent le pronom possessif fera son apparition dans le langage. Et en lieu et place de «  Je suis avec quelqu'un », on entendra «  C’est mon compagnon, ma femme, mon amie… ». Les deux partenaires ont à cet instant besoin l’un de l’autre. Ils sont l’un pour l’autre reconnus comme « unique ». Et c’est en liberté que ce lien est donné au partenaire et reçu de ce dernier.
De Paulo Coelho : « Les bergers, comme les marins, ou les voyageurs connaissent toujours une ville où existe quelqu'un capable de leur faire oublier le plaisir de courir le monde en toute liberté ».
 
La peur de donner à l’autre le pouvoir de nous faire souffrir est parfois plus forte pour certains – certaines que l’effet du bonheur que procure un échange émotionnel partagé.






Par Véronique LOVENS, Maître-assistant, Sexologue, Sexothérapeute à Paris et Liège


A l'écoute du corps et de la parole des femmes. Marie-Annick ROUMÉAS

La pratique quotidienne d'une gynécologueLa pratique quotidienne d'une gynécologue.

A l’heure où la gynécologie médicale tend à disparaître, le cabinet de consultation est le lieu où les femmes peuvent être elles-mêmes.

Elles peuvent parler de leurs maux, de leurs peurs grâce à l’écoute de la gynécologue. Les exemples et les réflexions tirés de ce livre sont une preuve qu’il est essentiel pour les femmes d’apprendre à s’approprier leur corps.

Le cabinet de consultation de gynécologie est le lieu où les femmes peuvent parler de leurs maux, de leurs peurs, des questions qu'elles n'ont jamais pu aborder dans leur famille, et, grâce à l'écoute de la gynécologue, apprendre ù s'approprier leur corps, à devenir pleinement actrices de leur vie.

Lors d'une consultation, il y a une rencontre entre une femme et une gynécologue. La femme a une histoire, qui a modelé son corps.

Pour Marie-Annick Rouméas, choisir de ne pas réduire la femme à un organe, à une souffrance ou à une demande, est essentiel.

Dans ce livre, l'auteur interroge aussi notre société : n'y a-t-il pas une fascination face aux techno-sciences, qui empêche de penser la relation à son corps et sa relation à l'autre ?

" Le corps n'est pas un objet médical ! "

La maîtrise de la natalité ne cache-t-elle pas des questions plus essentielles ? Comment parler des violences sexuelles ?

Comment aider les femmes à mieux s'estimer et à se protéger du Sida ?

Que signifie la disparition programmée de la gynécologie médicale ?

A l'heure où ce métier tend à disparaître, les exemples et les réflexions tirés de ce livre sont une preuve qu'il est essentiel pour les femmes.

 

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Sexualité : Vous n'êtes pas seul. Quelques questions de Sexualité posées à Véronique LOVENS

Foire aux Questions


  • Je suis en pleine rupture amoureuse et je suis obligé d’être sous médication depuis pour avoir des rapports sexuels alors que jusqu’ici je n’avais pas de soucis. Cela va-t-il perdurer ?

  • Cela fait maintenant des années que je n’ai plus de rapport intime avec mon ex-épouse. J’ai terriblement peur d’avoir à reconquérir une partenaire et… saurai-je assurer ?
 
  • On dit «  Rien n’est jamais plus beau que dans les rêves ». Moi à chaque fois que j’ai des rapports intimes avec un garçon, je suis déçue ; j’attends mon prince charmant mais…viendra-t-il ?
 
  • Mon homme a tout le temps envie de relation sexuelle. Moi souvent je m’y astreins pour lui « faire plaisir ». Mais lui me dit qu’il veut et la quantité et la qualité. Comment faire ?
 
  • La fille de ma compagne ne m’accepte pas. Et l’ambiance à la maison est de plus en plus difficile. Comment dans ces conditions être cool et se laisser aller aux jeux sexuels ?
 
  • Je suis bien avec un homme sexuellement quant personne n’est au courant. Mais une fois qu’une personne le sait, je me sens sale d’aimer forniquer et plus rien ne va. C’est pas une situation !
 
  • Au début de notre relation pas de souci. Mais depuis peu j’éjacule beaucoup trop vite.  ça m’énerve et j’y pense, j’y pense sans relâche ! Y a-t-il une solution pour moi ?
 
  • Avec les garçons ce que je ressens c’est  « Peu importe que ce soit moi ou une autre pourvu qu’il y ait rapport sexuel » Dans cette situation je n’arrive pas à jouir. On peut m’aider ?
 
  • Ma femme a tout le temps envie ! J’en peux plus. Comment gérer cette situation ?




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Sexualité : Ils en parlent

Cas vécus
 
 
Les cas présentés sont réels ; seuls les prénoms des personnes ont été changés par souci de confidentialité.
 
 
 
Témoignage  Vincent 52 ans :
 
« J’ai demandé à consulter car depuis que ma compagne m’avait annoncé qu’elle désirait que l’on se voit moins, plus rien… mon sexe restait « comme sans vie ».
Après quelques séances avec la sexologue, j’ai compris que derrière sa demande j’y avais mis un doute sur les sentiments qu’elle me portait.
Peu de temps après et suite à une discussion vraie avec ma compagne j’ai mieux compris sa demande et au niveau de mon sexe les choses sont rentrées dans l’ordre. »

 
 
Témoignage  Sarah 34 ans :
 
« Mon travail c’est ma passion.
Rien à redire ; j’ai une bonne situation, un travail qui me plait, je gagne bien ma vie, nous avons une petite fille adorable et j’aime mon mari, c’est l’homme de ma vie.
Seulement le soir je tombe 9 fois / 10 endormie dans le canapé. Lui voudrait que je sois plus son amante.
J’ai décidé de consulter, je ne veux pas que cette situation perdure. »
 

 
Témoignage Dimitri 28 ans :
 
« J’étais comme on dit « un éjaculateur précoce », ma compagne n’était jamais 100% satisfaite, elle me verbalisait de plus en plus son désarroi et parfois j’en venais à me demander si cela valait la peine d’avoir une relation sexuelle. A ses yeux je me sentais un piètre amant.
J’ai pris sur moi, je suis venu consulter et je ne le regrette alors là absolument pas, maintenant tout « roule » et le plaisir  est au rendez-vous dans nos rapports intimes.
 

 
Témoignage Marie 43 ans :
 
« C’est mon homme je l’aime mais depuis un certain temps mon envie de relation intime n’était plus présente. Je ne voulais pas de ça, je me suis dit « puisqu’il existe des personnes dont c’est le métier, je vais aller consulter ».
Et j’ai bien fait, je ne regrette absolument pas ma décision.
En consultation avec la sexologue, je me suis rendu compte de ce qui était important pour moi et de ce que les années avaient apporté comme lassitude entre nous »
 

 
Témoignage  Claude 32 ans :
 
« J’ai une libido d’enfer avec mon amant du moment. Mon mari est le meilleur des hommes  mais avec lui, je n’ai jamais envie de relations intimes.
Je consulte car mon désir est d’être avec lui un peu comme avec mon amant. »
 
 
 
Témoignage  Nina 17 ans :
 
« Mon sexe reste fermé lorsque le garçon pour qui j’ai des sentiments essaie de me faire l’amour. Ce n’est pas normal je veux que ça change »
 

  
 Témoignage Stéphane 24 ans et Tim 37 ans :
 
« Nous sommes ensemble depuis 4ans.
Moi j’ai envie de Fun au niveau sexuel, mon compagnon non !  Lui, il a peur de me perdre et moi je sais que je me perds en restant ainsi.
Nous sommes actuellement en thérapie de couple chez la sexologue, nous ne savons absolument pas où cela va nous mener mais ce que l’on peut dire c’est que depuis que nous consultons, la situation est moins conflictuelle entre nous. »
 

 
 
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